lundi 25 août 2014

Projet Blair Witch

Jour 3 : lundi 11 août
Il est 9h15, le soleil est déjà haut, Greg ouvre la tente. Quand le réveil a sonné à 7h30, il s'est dit que c'était un peu trop tôt (et j'étais bien d'accord!). Du sol de la tente, on voit la voiture, les planches de surf, mais pas Matthias... Serait-il parti à la plage? Greg ouvre la portière et une tête ensommeillée apparaît dans mon champ de vision : et non, il est toujours là!


Motivés par leur "retard", les garçons partent rejoindre les vagues en 5 minutes. Je profite un peu du calme ambiant enroulée dans mon sac de couchage. J'ai eu un peu froid cette nuit (et je n'ai pas réussi à piquer sa couverture à Greg), mon maillot est mouillé, je crois que je vais passer mon tour pour la baignade ce matin. Je rejoins tranquillement la plage à pied, photos, sourires aux oiseaux, et en arrivant je me dis qu'elle est vraiment jolie! J'aime le mélange de sable et d'arbres bien vert, comme si on mélangeait la plage et la campagne. C'est un peu paradisiaque.

Vous me suivez ?
Alors, ça vous plaît ?





















Les surfers sont à l'eau, mais nos ventres crient famine (ça vous étonne?!) et la petite cahute sur la plage nous appelle. Le petit dej au soleil c'est vraiment la classe. 


Puis vient l'heure de la douche (chaude!!!!!!) et du départ. On choisit Muneroz comme destination. Et l'aventuuuure reprend!



Après l'autoroute on enchaine les petites routes et les villages, en essayant de se rapprocher de la plage. Après des chemins sableux et avoir tenté de laisser Greg dans un port (sans succès), demandé plusieurs fois notre chemin (sans succès également, personne n'a l'air de connaître la plage de Muneroz), on finit par atterrir sur la plage suivante, qu'on nous a vanté, et qui n'est pas du tout indiquée la dans notre guide. C'est vrai qu'après avoir fait 3 km en 1h, on a envie de s'arrêter et de profiter



Malgré le vent il fait chaud, la plage étant très jolie et ayant des douches, peu de monde, c'est une excellente option! Et vraiment un petit coin de paradis, aussi bien pour bronzer que surfer, se baigner, plonger et jouer aux raquettes. Esteiro est vraiment une de mes plages préférées du voyage, pas forcément le paysage le plus épatant mais celle ou on en a le plus profité, une vraie détente, un moment de vacances que j'aurai bien prolongé.

Je veux acheter une maison ici et y vivre pendant 1000 ans...

Mais il faut bien repartir à un moment, surtout que nous voulons voir Santiago de Compostella! Un peu perdus, on trouve toujours quelqu'un pour nous montrer la route (ils sont gentils ces espagnols). Le temps de faire quelques courses (on n'a presque rien mangé depuis le petit dej!), de grignoter un sandwich en route, de faire une sieste pour Greg, et nous voilà à Santiago.







Pas religion pour un sous, on se balade au gré des petites rues, on visite beaucoup de magasins de souvenirs spécial touristes et c'est drôle. La cathédrale est grande, plutôt jolie, bon on ne va pas trop s'attarder non plus. Une petite mamie nous explique tous les lieux que l'on peut voir a l'intérieur de la cathédrale en s'excusant de ne pas parler très bien français. En fait elle est bluffante, Greg et moi alignons chacun seulement 3 mots d'espagnol (allez, lui au moins 5!). Elle nous raconte qu'elle a 91 ans, qu'elle a vécu 25 ans à Paris où elle était nourrice, et elle nous embrasse comme en France, parce qu'elle adore ce pays, en nous serrant dans ses bras! C'est drôle ces rencontres, et moi j'aime de plus en plus l'Espagne.



On continue notre promenade, on passe sur des places, devant des fontaines, on entre dans la cour d'un petit monastère (?!) et on fait plein de photos. Puis c'est l'heure de la bière et du vin blanc, ça fait du bien de s'asseoir. Après ça on se sent plus léger et on rejoint tranquillement la voiture, non sans s'arrêter pour acheter quelques bocadillos pour ne pas mourir de faim et boire une autre bière.


On roule, on roule, on roule. On chante, on chante, on chante. Notre point de chute se situe autour de Puerto sel Son, reste encore à trouver la plage parmi les champs de maïs. On s'arrête dans un chemin d'herbe mouillée, il est minuit, et on tente de descendre vers la plage entre les orties et les cailloux. J'ai peur, j'ai froid, ce n'est pas par là. On repart, on trouve un panneau Playa, et là, un nouveau miracle se produit. On n'avait vraiment rien programmé à l'avance, Matthias avait dit : "On dort pour se réveiller à côté des vagues, et ça on sait pas ou c'est, ça dépend des marées, du vent et de l'océan :p", et j'avoue que c'était ce qui m'inquiétais le plus dans ce voyage. Mais les garçons ont géré à la perfection, et ce petit coin de paradis était juste parfait. Créé exprès pour nous et les quelques autres surfers qui étaient déjà couchés à l'abri dans leur tente ou leur van : de la terre, du sable, des arbres, et quelques sacs poubelles pour préserver le lieu. Tout ça a 30 m de la plage où on s'est posés dès notre arrivée avec les quelques bières pas encore bues, des pistaches, nos sandwichs, du vin blanc, et le très joli sacacorcho!! acheté pour l'occasion à Santiago (et qui depuis est le mot préféré de Greg, dont il m'affuble dès que l'envie lui prend).

De quoi passer une bonne soirée / début de nuit, refaire le monde, ne pas réussir à décider si le dernier album de Daft Punk est tout droit sorti des années 80 ou pas, regarder les pêcheurs disparaître derrière la dune et suivre la lumière au bout de leur perche, reboire un coup, faire une course de roulades dans le sable et en avoir plein les oreilles et les cheveux (et se demander ce qu'il fait la le lendemain matin)... Il n'y a que nous, nos lampes torche, la musique et les étoiles.

Vous avez déjà participé à une course de roulades dans le sable…?!

Ce moment d'intimité hors du temps est une excellente occasion de se laisser aller à des confidences et j'interroge Greg façon Blair Witch (nuit noire, lampe torche sous le menton, visage déformé et voix chuchotante) sur ce qu'il pense de son voyage. 
Puis il est temps de se coucher. D'autres aventures nous attendent le lendemain (et surtout notre arrivée prévue au Portugal dans la maison de notre amie Lucie). Tente sous les arbres, rien n'est prévu pour le réveil, nous devons nous reposer

Bilan de la journée : peut-être une des plus agréables tant par le soleil, les plages rencontrées, et les moments passés ensemble. Un peu de temps perdu sur la route mais après tout, c'est les vacances! Et ça permet de découvrir de jolies choses parfois.
Matthias a eu un sursaut dans la journée, "mon chèque !", mais rien de nouveau à signaler de ce côté. Pas de timbre, pas de courrier!

Pour ce qui est des bonus, je pense que vous en avez eu assez pour aujourd'hui...

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