mardi 14 mai 2019

D’aventure en aventure

Aujourd'hui 10 janvier, il est 6h quand le réveil sonne. Malgré une nuit pourrie (ou comment 6 mecs rentrent à des heures différentes et te réveillent toutes les heures), on sait qu'une belle journée nous attend! Nous avons très envie de voir les fjords, au sud de l'île, mais la route est très longue alors nous avons réservé une journée bus au départ de Queenstown + croisière sur les fjords. 



C'est un bus panoramique, du jamais vu! Bon c'est vrai que jusqu'à Te Anau, à 2h30 de route, je ne vois pas grand chose parce que je termine ma nuit... 
Pour la suite, c'est vraiment cool de pouvoir admirer le paysage parce que c'est beau partout! Le chauffeur nous arrête devant une première vue magnifique et là c'est assez drôle, on découvre le tourisme... 



Tout le monde descend d'un seul homme, prend des photos puis au top du chauffeur remonte dans le bus pour repartir vers le prochain point de vue! Je ne peux pas m'empêcher de prendre en photo ce champ de touristes concentré sur la même chose, c'est assez impressionnant (mais pas plus que ces montagnes autour de nous qui nous font nous sentir tout petits). L'arrêt suivant est le Mirror lake, mieux que le miroir d'eau de Bordeaux (dans lequel je n'ai personnellement jamais rien vu se refléter...)! 




Nous avons encore droit à un arrêt cascade avant d'arriver aux Milford Sound où nous attend notre bateau...



La croisière dure 2h30 entre montagnes, verdure, cascades, le son du clapotis de la mer Tasman sur / vers laquelle on navigue (on ne sait plus trop)... Je prends plein de photos et surtout Eva qui souque les artimuses sur le pont!


C'est à la fois reposant et excitant de naviguer là! On s'approche très près d'une grosse cascade, avec le vent on se fait asperger. Plus loin on voit plein de phoques échoués sur un rocher, ils font tranquillement la sieste...



C'est un chouette moment dont on profite bien puisqu'on a toute la route du retour pour admirer le paysage sans de fatiguer.

Le soir, on se fait une balade sur la petite péninsule face à Queenstown, c'est magnifique. Toujours le lac, des montagnes et de jolies couleurs avec le soleil qui se couche sur la ville...


Une petite glace à Patagonia (again) et c'est notre dernière nuit à Queenstown.

Le lendemain, direction le Mont Cook!! On a environ 3h de route pour le rejoindre et on sait par avance que ça va être canon. Le Mont Cook est situé au bord du lac Pukaki et quand on y arrive, sa couleur est impressionnante : il est bleu piscine!


C'est du à l'eau des glaciers qui fond et coule dedans. La vue sur le Mont depuis la route est impressionnant, on adore, c'est magnifique.


On se décide pour une petite balade de 3h vers Hooker Lake (mais on ne sait pas trop à quoi s'attendre).


Tout le long du chemin on longe le glacier, on traverse la rivière par des ponts bringuebalants...


Un coup de vent sur le troisième pont et la casquette du DOC de Eva s'envole, finie la vie de ranger...
Après 2h de marche, au dernier virage, on aperçoit enfin le lac au pied des montagnes! Il est plein d'icebergs du a la fonte des glaciers et avec le soleil qu'il y a on se demande comment ils font pour ne pas fondre immédiatement.


Puis c'est le moment de prendre le chemin dans l'autre sens (en voulant prendre un raccourci, bien sûr, on se perd un peu) et la vue du Mont Cook dans notre dos est encore plus spectaculaire qu'à l'aller car plus aucun nuage ne l'entoure! On dirait la parfaite copie de la photo de notre guide de voyage!


Il y a plusieurs français dans l'hôtel où on a pris une chambre pour cette nuit et on échange sur nos différentes expériences, ce qu'on a aimé, ce qu'on a vu, ce qu'on a prévu de faire. Il y en a un qui fait son voyage en stop, un autre en vélo, un autre en bossant à côté mais qui n'a pas l'air décidé à rentrer... On a vécu des choses similaires et d'autres un peu différemment, c'est sympa de confronter nos aventures!

Le jour suivant on fait la route jusqu'au lac Tekapo, au pied du Mont Cook, et on passe la journée à se reposer pas très loin de l'eau et à se promener.


On n'est pas décidées pour une activité aquatique, paddle ou canoë?!




C'est une journée tranquille marquée par notre délicieux dîner à base de saucisses au barbecue et d'avocat. C’est aussi le jour où on trouve la plus belle casquette du monde, qui va remplacer celle qui s’est envolée la veille ! On en profite pour faire quelques photos souvenir au bord du lac.



Puis on est déjà le 13 janvier et nous avons encore un peu de temps devant nous pour profiter de Tekapo. Juste à côté se trouve le Mont John qui est accessible en 40 minutes de marche (mais quelle marche !). Ca grimpe beaucoup, je pense que je vais mourir avant d’arriver en haut. Va peut-être falloir se mettre au sport en rentrant…


En tout cas l’effort en vaut la chandelle parce qu’arrivées au premier palier la vue est vraiment incroyable ! Sur le ciel, les montagnes, le lac, tout est superbe malgré les nuages qui sont bien présents (on en parle des nuages néo-zélandais ?! Est-ce qu’il y a que dans ce pays qu’ils sont aussi chouettes ??).



Devant nous la vallée s’étale au loin, ça nous donne envie de prolonger la balade alors on continue un peu à travers la plaine.


On se rapproche du lac, et les couleurs sont encore plus jolies sous le ciel lumineux.

Après un délicieux déjeuner à Tin Plate Kitchen & Bar dans le village de Tekapo, on se met en route pour notre étape suivante, Fairlie. En arrivant, on se réfugie à Fairlie Bakery pour prendre un café et un petit dessert parce qu’il pleut. Il y a un monde fou et plein de pies différentes. C’est une toute petite ville mais avec au moins un lieu cool !
Ensuite on se promène un peu sur un chemin de randonnée, moitié dans les champs, moitié dans la forêt. J’espère trouver un champ de moutons (SHEEP FIELD !!) pour faire de jolies photos mais pas de moutons en vue, seulement quelques vaches maigrelettes.

On a réservé une nuit à l’hôtel. Quand on y entre vers 16h, on se retrouve dans une immense salle de bar très sombre, où plein de groupes regardent du sport à la télé en discutant et en buvant de la bière. On doit avoir l’air perdu parce qu’un client nous indique une porte près du bar d’où sort la patronne des lieux. C’est compliqué à raconter mais au premier abord c’est assez glauque mais finalement la suite nous rassure (et la chambre est réservée). La moquette est vieillotte, bien épaisse et colorée, la salle de bain des filles a un joli lavabo en porcelaine, on s’y sent bien.

On cherche un endroit où diner et un lieu attire mon attention… Old Library Cafe ! Je rêve ou cet endroit est fait pour moi ??! Les quelques photos me font envie, alors nous voilà parties (c’est vraiment à 7 minutes à pied de notre hôtel). Et on n’est pas déçues !! Déjà c’est trop mignon, il y a un coin avec des canapés autour d’une vieille cheminée, un grand bar avec un four à bois derrière, des jolies tables en bois partout, du parquet au sol, et des liiiiivres (dans des étagères et même déguisés en lampe !) !! On s’y sent bien alors on commence par une petite bière dans les canapés puis on passe à table. Il fait bon, on a faim, et la carte est appétissante. Je choisis les côtelettes d’agneau (typique !) et Eva le saumon cuit dans la cendre, avec des légumes. Ce sera notre seul vrai resto du séjour et c’est un très chouette moment. On en profite pour prendre un petit dessert et là encore c’est délicieux. Si un jour vous passez par Fairlie, n’hésitez pas à vous arrêter à Carnegies (c’est le vrai nom du restaurant) !! Au moment de partir il pleut assez fort. On discute un peu avec la patronne à la caisse, elle nous propose de nous ramener à l’hôtel (en vrai il y a 400m à faire). En plus d’être très accueillants, les Néo-zélandais sont adorables ! (L’histoire ne le dit pas mais on a poliment refusé et la pluie s’est arrêtée pile au moment où on sortait, on a fait une petite balade digestive sur le retour…)
Pour découvrir ce chouette resto...

Au réveil, on pète la forme ! Prochaine étape, les gorges de Rakaia. On remonte doucement l’Ile du Sud parce qu’un jour il faudra bien que je rentre. Il a pas mal plu pendant la nuit et on se cherche une petite hike à faire sur le chemin, comme toujours. Cette fois on trouve, un peu éloigné de la route, des chemins qui mènent à des cascades. C’est au bout du bout d’une route, il y a plein de petites maisons trop mignonnes collées à la forêt, et au bout dans un cul de sac, un parking, des toilettes (comme PARTOUT en Nouvelle-Zélande, même au milieu de nulle part, même sur la plage, même dans un village perdu où il n’y a rien à manger… !) et le fameux panneau du DOC qui va nous guider. Nous sommes à Peel Forest au dessus de Geraldine.
C’est la première fois qu’on marche dans autant de boue, ça glisse, les gouttes sur les branches nous tombent dans le creux du cou, on se sent comme de vraies aventurières (que l’on est évidemment !) à la découverte d’un trésor caché !!! Ca fait 30 minutes qu’on marche, on chante, on glisse, on mange des barres de céréales, tout va bien. Et puis soudain on arrive là…


Impossible de traverser, il y a trop d’eau, et surtout on ne voit pas du tout où aller une fois qu’on sera passé de l’autre côté. Malines, on fait demi-tour pour rejoindre l’autre chemin qui est sensé mené à une autre cascade ! Mais au bout d’un moment, même problème. On se risque à traverser un premier cours d’eau, que dis-je une rivière, que dis-je un torrent ! mais sans pouvoir aller bien loin ensuite. L’aventurière en moi est un peu dégoûtée mais elle a aussi froid aux pieds alors on fait demi-tour pour de bon, on reprend la voiture et on va se chercher de quoi grignoter…
Dans un petit village, on trouve un café comme il y en a plein là-bas, un peu de bric et de broc, où il fait bon, des odeurs délicieuses nous assaillent, les gens sont souriants et gentils, tout fait envie (et tout est bon), bref on n’a plus envie de partir (aventurières du dimanche…). Mais après une petite pause, il est temps de découvrir notre visite du jour.

Une longue marche nous attend le long du chemin qui surplombe les gorges de Rakaia, avec d’un côté les montagnes et de l’autre le cours d’eau.


Il ne fait pas très beau mais il fait bon, et la vue est très agréable. On traverse un petit bout de forêt, on longe des champs (pas un mouton à l’horizon), puis on finit par faire demi-tour.


Depuis le milieu du voyage, on utilise Maps me pour trouver des petits chemins de rando qui ne seraient pas indiqué sur le bord des routes. Ca nous donne pas mal d’infos mais c’est pas toujours précis alors parfois on se perd un peu ou on est obligé de faire demi-tour pour espérer rentrer un jour !! En vrai ça nous a permis de faire pas mal de découvertes, c’est un bon outil d’aventurière.


On finit la journée en se posant un peu au bord de l’eau pour admirer le calme de la rivière et sa couleur toujours bleue glacier fondu.


Ce soir nous dormons à Methven, et il est temps de rentrer pour faire une machine, nos fringues puent !!

jeudi 10 janvier 2019

La découverte de la Nouvelle-Zélande

Aujourd'hui nous avons environ 6h de route à faire pour rejoindre Frantz Josef glacier. Nous ne savons pas ce que nous trouverons en chemin, nous avons décidé de nous arrêter au gré des envies, des points de vue indiqués et des idées trouvées dans le guide de voyage. Après un premier stop pas très concluant, on trouve une balade qui nous amène d'abord à un petit cimetière au milieu de la forêt (trop mignon!). 


Après 30 minutes de marche supplémentaire sur un sentier escarpé au milieu des arbres, on arrive à une ancienne mine de quartz avec vue sur une rivière.
Après ça, j'ai conduit!! C'est difficile de changer de côté... Je m'en suis quand même bien sortie, même si Eva est bien plus expérimentée.
On a croisé un autre site minier au bord d'une grosse rivière où on en a profité pour prendre l'air.
Vers 17h, on a voulu voir la plage de Hokitika, mais il commençait à pleuvoir alors on ne s'est pas vraiment éternisé. Si on savait ce qui nous attendait...

On a repris la route vers Frantz Josef, croisé quelques jolis lacs malgré la pluie, et vers 20h on a trouvé notre hostel, Rainforest backpaker.
On est 3 dans une chambre de 6 et notre colocataire, Roz, a l'air gentille. On discute de nos voyages respectifs, ce qu'on a fait et ce qu'on a prévu de faire, in English of course ! Après cette journée harassante (quand le gps dit 6h c'est plutôt 7h30), on se couche. C'est pas tout mais on a un glacier à visiter demain!

Nous sommes le dimanche 6 janvier et c'est le déluge lorsque nous nous réveillons. En tant que véritables aventurières, on décide de quand même faire la marche jusqu'au glacier. Pour toute protection nous avons : des baskets et une cape de pluie que j'ai offert à Eva avant de partir pour moi, des chaussures de rando étanches et mon manteau en laine pour Eva. Roz va rester une nuit de plus a l'auberge, elle ne tente pas sa chance aujourd'hui (en même temps elle a 70 ans. Et raison.)
L'auberge est à 10 minutes en voiture du glacier Frantz Josef, bizarrement on trouve facilement de la place pour se garer. Histoire de bien faire nos courageuses, on décide de faire un petit parcours d'1h avant de faire celui du glacier. On marche donc 1h sous la pluie, just for pleasure, pour voir des arbres et un petit lac moche... Après avoir avalé un sandwich, déjà bien trempées, on démarre Frantz Josef Glacier Valley Walk
Des panneaux expliquent que le glacier recule de plus en plus au fur et à mesure des ans et je crois que c'est un peu de notre faute. La nature a d'ailleurs décidé de nous le dire, il pleut toujours et parfois ça s'intensifie plutôt bien. Il y a quand même de jolies cascades sur le chemin, et aussi beaucoup de cailloux, on avance malgré le froid, on sait qu'on touche bientôt au but et qu'on va voir notre premier glacier!

On passe le dernier virage, on a croisé quelques personnes qui revenaient, on est au bout du bout, un panneau nous l'indique. On voit un torrent et au dessus des nuages... c'est donc ça un glacier?! Je me retourne et demande à Eva de me prendre en photo car je ressemble a rien mais j'aimerais bien immortaliser le moment. 



Et là, quand je me retourne pour profiter du paysage, tout a disparu!!! Un énorme nuage est descendu du ciel nous cacher la vue, mais pas que... Il se met à pleuvoir des cordes, le vent se lève, on ne voit plus rien nulle part, alors on décide d'entamer vite la route du retour! Je crois qu'on a mis moitié moins de temps à rejoindre le parking, il faut dire qu'il n'y a plus rien à admirer alentour... Les chaussures de Eva sont bien étanches, elles empêchent l'eau qui est entrée dedans d'en sortir.
J'avoue que le glacier nous déçoit un peu!! On n'a pas de chance!! 

Retour à l'hôtel, douche chaude, et petit détour par la chambre. Et là, Roz revient d'une petite balade... Elle a acheté de quoi faire des pavlovas, parce qu'on en a discuté la veille en lui vantant les merveilles de ce dessert!! Pour partager avec nous!! Elle est trop mignonne. Il faut dire que la pavlova est le dessert national de la Nouvelle-Zélande (du nom de la célèbre danseuse russe Anna Pavlova pour qui elle a été inventé, n'est ce pas Pascaline?!). Pour ceux à qui je n'en aurais jamais fait, c'est une meringue recouverte de chantilly et de fruits plutôt rouges la plupart du temps! Ici, la meringue se vend en supermarché, en portions individuelles ou en gros gâteau. Puis arrivent une jeune allemande et son père, qui vont dormir dans notre chambre, puis une allemande qui aura le dernier lit. On discute dans les 9 m2 qu'on va se partager pour une nuit puis chacun va faire ses petites affaires (pour nous c'est l'heure de l'apéro). On retrouve l'allemande en bas, on commence à discuter, puis Roz descend diner et se joint à nous. C'est presque l'heure du dessert tant attendu! Pâtissière oblige, je suis chargée du montage des pavlovas devant leurs yeux ébahis (oui oui au moins...). Roz nous explique qu'elle est en Nouvelle-Zélande pour fêter ses 70 ans, qui ont eu lieu en décembre (son voyage dure 6 semaines). On lui chante une petite chanson pour marquer le coup! Puis on est rejoint par Lisa et son père et on termine la soirée à discuter tous les 6 (oui oui en anglais, vous ne rêvez pas). La journée se termine bien, c'est chouette d'échanger avec d'autres voyageurs!


Le lendemain, c'est l'heure de partir vers d'autres horizons. On se dit au revoir et peut-être à bientôt, qui sait?! On reprend la route direction Fox glacier d'abord pour tenter d'avoir une meilleure vue que la veille (le soleil est de retour!). La route pour y accéder est fermée mais le point de vue est ouvert. On marche un tout petit peu et là enfin, on peut se rendre compte vraiment de ce que c'est qu'un glacier! On dirait une cascade qui a gelé, c'est très joli.



Puis c'est reparti pour 3h de route agrémentée de petites escales deci delà. On profite de plusieurs accès sur des bords de mer, dont l'un avec une petite tour qui permet d'avoir une très belle vue à 360° pas piquée des hannetons! 




En milieu d'après midi, un panneau annonce Blue pools, on décide de le suivre. On tombe à la moitié du chemin sur Lisa et son père qui en reviennent (la Nouvelle Zélande est décidément un village...)! Ils nous montrent de belles photos du glacier Frantz Josef où ils ont passé la matinée et on reprend notre rando. Une fois de plus, on serpente dans la forêt, tout est bien balisé, jusqu'à un pont suspendu qui surplombe l'eau d'un bleu azur!



Puis il est temps de rejoindre Lake Hawea où nous devons passer la nuit dans une jolie tente!


Pour le rejoindre, on longe d'abord le lac Wanaka avec les montagnes en fond, c'est magnifique!  Bien installées et un peu crevées, même pas impressionnées par les cris des enfants aux alentours, on s'endort assez facilement...

En ce mardi 8 janvier, il fait un temps superbe! On décide d'aller à Wanaka pour profiter du lac et de la vue aperçus la veille. C'est à priori une station balnéaire car il y a beaucoup de monde pour un petit village. 



La vue sur le lac est vraiment à couper le souffle avec des montagnes très différentes, et la couleur du lac!! Eva se baigne puis on fait une grande promenade le long du lac pour essayer de se rapprocher des monts enneigés. On passe devant de belles maisons en bordure du lac et on se dit qu'on veut bien s'installer là! On profite un peu de la «plage» avant d'aller déjeuner en ville. C'est là, après une petite salade, qu'on déguste notre première glace Patagonia (chaudement recommandée par Christophe, testée et approuvée par Emeline). Un délice, en énorme quantité!


On voudrait maintenant profiter un peu de Lake Hawea alors on fait demi tour et on trouve une petite plage le long de ce lac qui est situé à seulement quelques kilomètres (et au bord duquel nous avons bu une bière la veille en arrivant au camping). Il y a très peu de monde, l'eau est translucide et d'un joli bleu, il nous plait encore plus! On passe au moins 2h à profiter de la vue, de l'eau (froide mais tellement rafraîchissante vu la température extérieure) et du calme ambiant. 


On finit par quitter ce petit coin de paradis(finalement c'est là qu'on veut vivre!!) car on doit rejoindre Queenstown. On nous a beaucoup vanté cette ville du sud qui est située au bord du lac Wakatipu. Le port s'ouvre sur la baie avec les montagnes en arrière plan, c'est magnifique. Par contre c'est très touristique, c'est la première fois que nous voyons autant de traductions en chinois et de magasins ouverts si tard. Il y a l'air d'y avoir une vie nocturne assez sympa et beaucoup de backpakers doivent être là pour faire la fête. Ce n'est pas notre cas et après avoir dîné et déambulé dans la ville, nous allons rejoindre notre hostel où nous partageons une chambre avec 6 autres personnes. L'avantage quand on est fatigué, c'est qu'on dort!

C'était sans compter sur ma paire de chaussures préférée à paillettes, dont une des lanières casse alors qu'on rentre vers le port! Boiteuse, je suis bien obligée de m'arrêter dans un gift shop pour me trouver une paire de flip flop (les plus belles de la boutique) puis jeter mes chaussures qui après 3 étés, Bali et quelques passages chez le cordonnier, sont définitivement décédées... La main sur le coeur, nous entamons une petite danse pour leur rendre hommage!


Dixième jour de notre aventure, il fait plutôt beau et nous avons prévu de partir visiter Glenorchy. C'est une petite ville située au bout du lac (qui fait quand même 82 kms de long) et qui est entourée de plein de petits chemins de randonnée. Malgré un manque d'organisation flagrant, équipées d'une pauvre carte et de barres protéinées, nous entamons la Sylvain Lake track en passant par la boucle la plus longue (via tramway).  On n'a jamais vu de tramway mais la balade en forêt est agréable, il fait assez beau.



Nous cherchons ensuite d'autres balades avec plus ou moins de succès et vers 16h, un peu fatiguées, on se pose dans un café dans le village pour boire un café. Roz nous annonce alors qu'elle vient d'arriver à Glenorchy et nous la rejoignons avec plaisir pour une petite promenade le long du lac. Il fait un vent à decorner les... (choisissez quoi) mais l'eau est d'un bleu irréel, le vent emporte l'eau en créant un sorte de brume à la surface, nous discutons tricot avec Roz, tout va bien. Elle doit ensuite rejoindre son auberge et nous rentrer à Queenstown. Nous garderons un très bon souvenir de cette rencontre et dans un coin de notre tête son invitation à lui rendre visite en Alaska...



Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Bob cove, le long du lac. Cet endroit du lac est réputé pour changer de niveau d'eau, de 12 cm en 5 minutes, sans explication. On ne remarque pas grand chose mais l'endroit est joli.
Retour à Queenstown. A côté de notre auberge, il y a la maison de l'horreur. Je ne suis pas courageuse mais très curieuse alors je pique un dépliant pour en savoir plus. Je découvre qu'il existe pour les gens comme moi une phrase magique qui permet de se faire sortir de le maison si on est trop terrorisé : I out chicken. Le problème, c'est qu'ensuite on est inscrit à jamais sur la «chicken list»...
Mais pour le moment on a faim! Un bon repas, une glace chez Patagonia et au lit! Demain on se lève tôt...

samedi 5 janvier 2019

Hiver 2018 : départ pour la Nouvelle Zélande

Kia ora!

Il y a une semaine, j'ai pris le train pour Paris en sortant du boulot avec mon gros sac à dos de backpaker-aventurière (merci Najib et Alexia!).
A 10h le lendemain, je décollais pour Houston puis Auckland et enfin Wellington! 34h en tout dont 12 à dormir pour retrouver Eva pile à temps pour fêter le Nouvel An. Assez fière de ne pas m'être perdue ou fait arrêter entre les différentes escales car je parle anglais like a Spanish cow. A 8h, heure locale, j'étais prête à découvrir la capitale de ce pays de rêve : la Nouvelle Zélande.


Je suis bien accueillie, petit dej en ville et balade sur le port. Il fait gris mais plutôt bon, la ville est tranquille et les gens détendus. Déjeuner chez Olive, dans Cuba Street, sur la terrasse intérieure, trop chouette. On échange les dernières nouvelles.
A 14h il est temps de récupérer Emeline qui rentre de l'île du Sud. Trop cool de se voir à l'autre bout du monde, surtout que ça fait 2 mois qu'elle a quitté Bordeaux pour voyager! 


Ça papote, ça papote, ça se prépare pour fêter dignement le Nouvel An. On est 5, on va dîner sur le port où il y a du monde : plein de foodtrucks se sont réunis et il y a de la musique (il manquait Mélissa et Victor...). Tournée des bars, un petit tour sur la piste de danse et c'est l'heure de rejoindre le port pour assister au feu d'artifice de la nouvelle année. Ok, pas aussi joli que chez nous mais c'est festif, il y a du monde partout, on danse encore un peu et c'est l'heure pour les deux vieilles de rejoindre l'auberge.

Réveil plutôt en forme, le décalage horaire ne passera pas par moi! C'est le premier jour de l'année, pas question de trainer. Petite balade sur le mont Victoria qui permet de profiter d'une vue panoramique de Wellington. Fin de journée tranquille, on est sportives mais il faut pas pousser! Par contre à 22h impossible de sortir boire un verre, tout est fermé. Pourtant le 2 est férié aussi là bas, vous faites quoi les gars?!


Jour 3, on prend la voiture et on va visiter un peu les plages au nord. Arrêt déjeuner dans un petit resto comme il y en a 1000, avec carte sympa et desserts wahou en vitrine! Je me laisse tenter...
On visite ensuite une partie du Queen Elisabeth Park avec grande balade sur la plage. C'est venteux, avec du soleil à gauche et des nuages à droite, comme souvent en Nouvelle Zélande mais c'est la plage et c'est beau! 


Pour notre dernière soirée à Wellington, on va manger un burger et boire un verre en ville (alleluia, on a trouvé des bars ouverts!!). On discute avec une américaine rencontrée là-bas, autant dire que je n'ai compris que la moitié de ce qu'elle disait mais c'est un début! (Ok un quart...)
On dépose Emeline à l'aéroport qui va passer la nuit là bas avant de décoller très tôt vers d'autres aventures!!


Jeudi 3, c'est l'heure de prendre le ferry pour l'île du Sud. 3h30 de trajet à pouvoir admirer la mer, et surtout l'arrivée sur Picton avec les forêts et les montagnes qui se dressent bien avant d'arriver sur le port. Il y a des petites maisons perdues au milieu de nulle part, avec pour seul accès un bateau. Ça fait rêver...



On récupère notre voiture de loc et c'est parti!!
Petit arrêt à Nelson pour voir un peu la ville qui a l'air assez cool!
Les paysages sont très montagneux, bien verts, avec des étendues de sapins et d'autres massifs recouverts de prairies. On croise plein de moutons, et aussi des alpagas déjà tondus mais ça reste trop mignon (promis Cha j'essaie de te faire des photos!!).
Eva est une véritable pilote, heureusement qu'elle est là pour la conduite à gauche!


La mer nous guette derrière les virages escarpés des montagnes que nous traversons. Nous avons réservé des lits dans un hostel au pied de Abel Tasman (The Barn backpacker). Le lieu est chouette, propre et accueillant. Une soirée tranquille s'annonce avant la petite rando du lendemain le long de la côte.

Une bonne nuit de sommeil, un café avec vue, et c'est l'heure de partir avec quelques victuailles et de l'eau sur le dos (non, pas de saucisson au programme Matthias...). Le chemin de Abel Tasman commence par longer la mer puis ça commence à grimper, au milieu des arbres. 



Le chemin est rocailleux mais complètement praticable, il s'enfonce entre les fougères géantes (Silver fern) et les arbres de nature indéterminée. Parfois un pont de bois permet de traverser un petit torrent. Tout est mignon et calme, on est à l'ombre, et le premier point de vue sur la baie est magnifique. Une étendue d'eau d'un bleu turquoise, au loin une île luxuriante, et des plages de sable blanc en contrebas. 



Après 2 km, c'est l'heure du premier arrêt de notre beachatlhon et de la première baignade! L'eau n'est pas super chaude mais on s'en fout, c'est tellement bon de se baigner dans cet endroit presque désert et hors du temps un 4 janvier!
Au fur et à mesure des kilomètres et des plages, on s'arrête pour se baigner, grignoter, bronzer un peu et on repart, à notre rythme. Le dernier arrêt est le plus incroyable, on dirait que les plages sont de plus en plus belles et on est quasi seules sur celle-ci.



Après il est temps de rentrer tranquillement en s'arrêtant de temps en temps pour admirer la mer. Je crois que c'est mon endroit préféré au monde, j'ai envie de poser ma tente et de ne plus jamais repartir.
L'ensemble du chemin le long de la côte du parc Abel Tasman peut se faire sur 4 ou 5 jours. Il est possible de camper sur la plage (il y a des aires exprès), il faut juste prévoir assez de nourriture et d'eau, et être très musclé! Je reviendrais.


Demain on repart vers Frantz Joseph, un petit apéro pour préparer ça et Zzzzz...