J'arrive a 8h30 chez Matthias (qu'est ce que 30 minutes de retard sur un voyage de plusieurs jours...?!) et nous finissons de charger la voiture. Passage par la boulangerie pour le petit dej, la banque pour avoir du liquide et... on doit repasser chez Matthias prendre le RIB de sa propriétaire pour qu'il puisse payer son loyer. Faux départ. Il ne le trouve pas, qu'à cela ne tienne, il postera un chèque à la prochaine étape! Greg est chargé de la mission de trouver une enveloppe et quelques magazines (intellectuels) d'ici notre arrivée.
Il est 9h00, nous sommes (enfin) prêts à quitter Bordeaux! Le coffre est plein, les planches sont bien accrochées, le petit dej nous attend... Il fait un temps pourri, on espère trouver mieux là où on va.
9h10, on attaque la rocade. Il y a un bruit bizarre, comme si un avion volait juste au dessus de nos têtes, on ne s'entend plus. La sangle qui retient les planches bat au vent, le voyage risque d'être très très long... Heureusement en la resserrant ça s'arrête, problème numéro 1 résolu!
9h20, autoroute, bouchons (c'est pour ça qu'on devait partir a 8h en fait...), pluie... Ah oui, il pleut aussi dans la voiture. Encore ces maudites sangles, qui nous goûtent dessus cette fois (mais si on les enlève on se prend les planches sur la tête). On respire, on est un peu mouillés, ça va bien se passer! On recommence même à rouler, le soleil apparaît, on sourit, on part en vacances, on est heureux!!!
Après 2h30 de route, on arrive a Biarritz. On galère à se garer, ce qui va être un thème récurent de notre voyage. Normal pour un road trip me direz vous!
Greg nous fait coucou du balcon de l'appart de riches qu'il avait loué pour la semaine avec des copains et on part boire un café au bord de la plage (autre thème récurrent... j'espère que vous aimez le sable…).
L'équipe est au complet, c'est le moment de la présenter.
Commençons par les chouchous :
Commençons par les chouchous :
Matthias, 25 ans, surfeur à l'initiative du voyage (il voulait partir seul, on n'allait pas le laisser faire ça!), blagueur, buveur de bière, petit tendre aventurier (mais le plus aventurier des 3), ses poils sous les bras laissent rêveur (il paraît que ça marche sur Tinder).
Greg, 31 ans, sportif invétéré donc musclé, un grand dur au cœur tendre (surtout grand!) avec l'accent chantant de Toulouse, co pilote hors pair et ronfleur du groupe.
Et vu qu'on roule en voiture, il faut, comme dans tout film de voiture, pour attirer les foules au cinéma, une bombe platine. Patatras - badaboum - abracadabra, c'est mon job. Léa, 27 ans, cuisinière sans briquet (j'aime aller au resto), boute en train et demi, princesse dormant très mal dans la tente entre 2 gentilshommes, n'a jamais eu besoin d'user de ses charmes pour arriver à ses fins (ou ses débuts).
Voilà, si vous n'en connaissiez qu'un, maintenant vous avez la chance de savoir tout ce qu'il y a d'indispensable a savoir sur nous 3!
Bon, c'est pas tout ça mais il est temps que le voyage commence VRAIMENT. Nous voilà de nouveau sur la route, direction l'Espagne. Beaucoup de péages sur cette partie de l'autoroute, pas grand chose de plus à signaler. Greg est au volant et ma foi il ne conduit pas trop mal. Nous choisissons de nous arrêter à Zarautz (enfin Matthias). Alors oui, parce qu'il a acheté LE livre des surfers, The stormrider guide Europe, qui propose toutes les plages intéressantes pour profiter des vagues (très bon investissement).
On arrive en ville, on veut se garer, on voit des places, des zones de couleur, on ne comprend pas très bien les panneaux, on tourne, on trouve une metteuse d'amendes qui nous explique gentiment les zones et on peut enfin choisir où se mettre!
Il est 14h, il fait faim, on choisit notre premier bar à tapas pour nous sustenter : chipirons à la plancha, chorizo, patatas bravas, bière et vino blanco, on n'est pas la pour faire un régime... C'est bon, c'est agréable d'être la ensemble, les gens sont sympas, le voyage commence bien.
Après ça direction la plage (beachbreak de bonne qualité qui marche vraiment souvent dit le livre). On n'est pas garés tout prêt, c'est l'été, le weekend, il y a des touristes et pas mal de monde. Les surfeurs récupèrent les planches et partent à l'eau pendant que je vais me baigner et me faire bousculer par les vagues. C'est fatigant les vagues! Greg est en plein apprentissage du surf, Matthias a pris 2 planches. La leçon du jour, savoir s'assoir. Il a de l'avance sur moi…
La marée est haute et la plage minuscule (qui s'est fait tremper sa serviette toute propre au bout de 5 minutes? Je vous laisse deviner), pas évident de trouver où bronzer! A côté de nous il y a une française qui surfe aussi avec qui on discute un peu. Elle est là avec des amis dont le champion du monde de planche à voile (olala on s'en n'est toujours pas remis!!!!!). Je remarque que Greg est très fort pour faire croire qu'il trouve intéressant ce qu'on lui dit... Matthias sort de l'eau, douche sur la plage, petite glace, et on repart a l'aventuuuuuure (notre cri de guerre)!!!!!
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| Oui, là on est perdus... |
Effectivement par ici c'est plus vivant, il y a beaucoup plus de monde et ils n'ont pas l'air déguisés (sauf les chaussures, d'accord Matthias). Le mojito qu'on nous sert est très citronné, décidément c'est la journée des boissons degueus, mais on le déguste tranquillement sur une marche à côté du bar.
On observe les gens (leurs chaussures), on essaie de deviner qui est touriste et qui ne l'est pas et on a l'impression que c'est écrit sur notre front a nous aussi. On s'imprègne de l'ambiance de la ville, on discute, et c'est l'heure d'aller retrouver la voiture parce qu'il est minuit et qu'on est quand même un peu fatigués. Surtout qu'on sait ou on veut dormir, mais qu'on ne sait pas ce qu'on va y trouver... Destination La Arena a 20 minutes de Bilbao. La vue de la grande ville de l'autoroute est assez impressionnante, elle est construite dans une cuvette et on se sent minuscule…
On observe les gens (leurs chaussures), on essaie de deviner qui est touriste et qui ne l'est pas et on a l'impression que c'est écrit sur notre front a nous aussi. On s'imprègne de l'ambiance de la ville, on discute, et c'est l'heure d'aller retrouver la voiture parce qu'il est minuit et qu'on est quand même un peu fatigués. Surtout qu'on sait ou on veut dormir, mais qu'on ne sait pas ce qu'on va y trouver... Destination La Arena a 20 minutes de Bilbao. La vue de la grande ville de l'autoroute est assez impressionnante, elle est construite dans une cuvette et on se sent minuscule…
Et la, on a de la chance! Le parking de la plage est grand, il y a des camping cars dessus, et surtout une grande étendue d'herbe et de sable juste à côté, où après avoir un peu fait le tour on choisit le buisson derrière lequel on va jeter la tente. Sortie des sacs de couchage, brossage de dents, pipi, et au lit. Bien sur je suis la dernière et les garçons m'ont gardé la meilleure place, celle du milieu! Trop la chance!
Je sens que la nuit va être longue, je grogne un peu, il fait chaud, on est serrés (c'est une tente 2/3 places et pas une tente de 3 places...), ils s'endorment direct, je me tourne, je me retourne, j'ai peur que les flics passent et nous virent, je sors de mon sommeil des qu'une voiture arrive... Je me souviens m'être réveillée plusieurs fois, dont une avec le nez sous l'aisselle de Matthias (poilue, rappelez vous), je me suis retournée, il y avait la tête de Greg qui ronflait, je me suis mise sur le dos et j'ai attendu le sommeil…
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| Fatigués mais heureux quand même !! |
Le bilan de cette première journée? Jusqu'ici, tout va bien. On a vu de jolies plages, Bilbao, on a l'air de s'entendre, on peut enfin dormir en paix...
Matthias a oublié de poster son chèque en France, il faudra trouver un timbre demain, rien de grave... De toute façon, il se réveille avec le soleil alors il aura le temps!!




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